Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a procédé, le 27 juin 2026, à l’interpellation d’un réparateur de téléphones portables, soupçonné de complicité et de recel d’appareils issus de vols.
L'affaire a débuté lorsqu'une habitante du quartier Scat Urbam s'est présentée au commissariat, le 27 juin 2026 vers 15 heures, pour signaler le vol de son iPhone 12 Pro Max. Selon sa déclaration, elle s'était réveillée le matin même, aux environs de 6 heures, et avait constaté la disparition de son téléphone. Le voleur se serait introduit dans son domicile en escaladant le balcon du salon.Grâce à la fonction de géolocalisation activée sur son appareil depuis son ordinateur, la victime a pu localiser son téléphone dans le secteur de la Patte d'Oie. Informés, les policiers se sont immédiatement rendus sur les lieux en compagnie de la plaignante.
Sur place, les forces de l'ordre ont interpellé un homme tenant un kiosque de réparation de téléphones. Domicilié à Nord Foire, le suspect était en train de réinitialiser plusieurs appareils à l'aide de logiciels de déverrouillage installés sur un ordinateur portable.
La perquisition effectuée dans le kiosque a permis la saisie de six téléphones portables, dont deux Samsung et quatre Tecno, dont l'origine est jugée suspecte, ainsi que d'un ordinateur portable de marque Lenovo utilisé pour les opérations de déblocage.
Lors de son audition, le mis en cause a déclaré avoir refusé, un peu plus tôt, de déverrouiller l'iPhone de la victime après avoir constaté que l'écran affichait la mention « téléphone volé ». S'agissant des autres appareils saisis, il a affirmé que deux lui appartenaient, tandis que les quatre autres lui avaient été confiés par des clients dont il n'a pas pu fournir l'identité.
Le suspect a également soutenu qu'un client avait pris la fuite à moto à la vue des policiers, une déclaration qui a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à une éventuelle complicité avec un réseau de receleurs et de voleurs de téléphones.
À l'issue de l'enquête préliminaire, le suspect a été déféré devant le parquet. L'ensemble du matériel saisi a été placé sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire.





