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​Yeumbeul : six personnes déférées pour chantage, tentative d’extorsion, actes contre nature et transmission volontaire du VIH


Rédigé le Vendredi 3 Juillet 2026 à 04:56 | Lu 20 fois | 0 commentaire(s)



​Yeumbeul : six personnes déférées pour chantage, tentative d’extorsion, actes contre nature et transmission volontaire du VIH

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul (COMICO) a procédé, le 1er juillet 2026, au déferrement de six personnes devant le procureur de la République. Elles sont poursuivies pour tentative d’extorsion de fonds, chantage, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

L’affaire trouve son origine dans une intervention menée dans la nuit du 27 juin 2026. Vers 1 h 30, des éléments de la Brigade de Recherches, de retour d’une mission, ont interpellé deux suspects après avoir été alertés par un homme qui affirmait être victime d’une tentative d’extorsion de fonds.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime présumée avait fait la connaissance de l’un des suspects sur TikTok. Après plusieurs échanges téléphoniques, elle s’était rendue à Mbour sur invitation de ce dernier. Une fois dans une chambre plongée dans l’obscurité, un second individu aurait fait irruption, muni d’une machette. Les deux hommes l’auraient alors accusée d’homosexualité, l’auraient contrainte à poser pour des photographies avant d’exiger la somme de 200 000 francs CFA, sous la menace de publier les images sur les réseaux sociaux.

Prétextant devoir récupérer l’argent à son domicile situé à Boune, dans la banlieue dakaroise, la victime présumée a réussi à solliciter l’intervention des forces de l’ordre. Les deux suspects ont ainsi été interpellés en flagrant délit puis placés en garde à vue.

Au cours des auditions, l’un des mis en cause a reconnu avoir réclamé les 200 000 francs CFA, tout en désignant son complice comme l’instigateur du plan. Ce dernier a également reconnu les faits, affirmant avoir agi en réaction à des avances sexuelles répétées qu’il attribuait au plaignant.

Les investigations ont toutefois pris une nouvelle tournure. L’exploitation du téléphone portable du plaignant aurait permis aux enquêteurs de découvrir des échanges et des éléments numériques qui l’ont conduit à reconnaître des relations homosexuelles. Ses déclarations ont permis d’identifier plusieurs autres personnes résidant à Yeumbeul, Keur Mbaye Fall et Pikine.

Les enquêteurs ont ensuite procédé à l’interpellation de trois autres individus. L’analyse des téléphones saisis a révélé l’existence d’un réseau d’échanges et de rencontres organisé via les applications WhatsApp et Messenger.

Les réquisitions médicales effectuées au Centre de santé de Yeumbeul ont par ailleurs établi que trois des six personnes mises en cause sont porteuses du VIH. Selon les procès-verbaux d’audition, ces dernières ont reconnu avoir entretenu des relations sexuelles entre elles, certaines ayant été non protégées, selon les déclarations recueillies par les enquêteurs. Une personne citée dans les échanges a, en revanche, nié toute relation sexuelle, affirmant n’avoir connu l’un des mis en cause que par l’intermédiaire de TikTok.

Au terme de l’enquête, les six personnes ont été déférées au parquet. Elles devront répondre devant la justice des faits de tentative d’extorsion de fonds, chantage, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.

À ce stade, les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.Si vous le souhaitez, je peux également le réécrire dans un style plus percutant, proche des articles de la presse sénégalaise.



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